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vendredi 6 juillet 2018

Tita Nzebi en concert au Brin de Zinc le 5 octobre prochain !



C'est le 5 octobre prochain au Brin de Zinc, à Barberaz, pas loin de Chambery que la chanteuse gabonaise Tita Nzebi démarre la rentrée. Grande dame de la musique gabonaise, indiscutablement, elle sera accompagnée de ses musiciens, dont le talentueux guitariste chanteur béninois Serge Ananou. 


vendredi 14 juillet 2017

Les envolées solaires de la chanteuse Sultana [Interview]



Bonjour Sultana, le grand public vous retrouve avec votre second album Sol'Air, est-ce pour fêter l'été ?

Bonjour, c'est effectivement une invitation au voyage ! Sol'air est sorti le 10 Mars 2017, donc juste avant le printemps pour annoncer les beaux jours !  C'est un disque lumineux rempli d’énergie positive et ouvert sur le monde grâce à un mélange d'influences, de cultures, aux couleurs de notre société actuelle, métissées tout comme moi !  Même si c'est un album qu'on peut classer dans le registre "chanson", je voulais faire de cet opus un espace de liberté à travers le mélange des influences jazz ou arabo-andalouses et celles des terres insulaires comme le Cap vert, la Réunion....un disque sans frontières où les langues s’entremêlent également pour faire de Sol'Air un périple cosmopolite !

Dans cet album, il est question de la quête des racines, c'est quelque chose de vital pour vous ?

C'est devenu vital il y a plus de 10 ans quand j'ai voulu renouer avec mes origines. Mes racines marocaines me manquaient terriblement et j'avais besoin de rentrer dans un processus d’identification, d'appartenance et surtout de reconnaissance... Mais au delà d'une envie personnelle, je pense que la quête identitaire fait partie du chemin de chacun d'entre nous, quelle que soit notre histoire ou notre enfance. Avec les années, on se rend compte qu'il est important de savoir d'où l'on vient, qui on est pour savoir où aller et mener sa vie avec sérénité et conscience.  Effectivement le morceau "Pas à Pas" écrit par Jann Halexander évoque le thème de la transmission avec brio.  C'est une chanson qui me touche véritablement et que j'ai adoré co-composer avec Jann.

Le 23 mars dernier vous faisiez salle comble aux Trois Baudets, où peut-on espérer vous revoir sur scène ?

Oui on a fêté la sortie de Sol'Air le 23 Mars aux Trois Baudets avec une salle pleine et bienveillante !  Puis j'ai enchainé plusieurs dates dans des salles comme le Carroussel de Paris, le Pavé d'Orsay et le festival Musiques en Terrasse à Paris. Je serai de nouveau sur les scènes nationales à partir de la rentrée sur Paris principalement (toutes les infos sont mises à jour sur mon site https://www.sultana.fr )

Merci !


Album Sol'Air disponible en fnac et sur les plates-formes de téléchargements légales.





mercredi 8 mars 2017

3 questions à Ben Nodji à l'approche de son concert 'Chanter c'est Aimer', 8 avril prochain, Paris, Théâtre du Gouvernail

A l'approche de son tour de chant 'Chanter c'est Aimer', Ben Nodji a accepté de répondre à notre courte interview.

Bonjour Ben Nodji, cela fait longtemps qu'on ne vous a pas vu sur une vraie scène de théâtre, cela vous manquait ?
Oui, cela me manquait énormément. Une vraie scène de théâtre!! Je commençais à me demander s'il faut que je retourne au CARPE DIEM à Marseille pour connaître à nouveau les sensations d'une vraie scène de théâtre.

Que pouvez-vous dire aux indécis qui hésitent encore à venir à votre concert du 8 avril ? 
Ah bon? Il y a encore des indécis? Bon, je leur dirai que je fais des chansons d'un autre genre qu'on n'a pas l'habitude d'entendre. Je leur demande de faire preuve de curiosité, tout simplement, surtout s'ils sont des vrais amoureux de la chanson.


 Vous dîtes que Chantez c'est Aimer, pourquoi chantez-vous ? Par amour des gens, l'amour de transmettre des émotions ? 
Oui, chanter c'est aimer. Dans mon esprit, on va se mettre nu devant tout le monde sur une scène, (il ne s'agit pas de se dévêtir) parce qu'au fond, on a un besoin d'amour, probablement pour palier un manque d'enfance ou calmer une plaie d'enfance. En même temps, on ne peut pas partir à l'assaut de l'amour d'autrui si on n'aime pas les gens. Et j'aime vraiment les gens. Peut-être même plus que le ciel avec tout ce que le ciel représente... C'est dire combien j'aime les gens.

Ben Nodji en concert au Théâtre du Gouvernail, 8 avril, 21h

5 Passage de Thionville
75019 Paris
Réservations :
Tarif plein 12 euros
Tarif réduit (billetreduc, par téléphone, sms au 06.16.13.98.32 ) : 10 euros
Tarif chômeurs, RSA : 8 euros





vendredi 3 février 2017

A la rencontre de Tita Nzebi après le spectacle 'Une Aurore se Lève' au Café de la Danse le 21/01/2017


© Pierre Orcel 
 © Pierre Orcel 
© Pierre Orcel 


1/ Bonjour Tita Nzebi, merci de nous accorder cet entretien : Vous avez chanté au Café de la Danse dans le cadre du spectacle pour le Gabon ‘Une Aurore se Lève’ le 21 janvier dernier. Les retours sont d’ores et déjà nombreux, au sujet de cette date annoncée comme historique. Comment vous sentez-vous après cette date ? 

Bonjour Christian. Avant de répondre à votre question permettez-moi de vous remercier à mon tour car vous me donnez l’occasion de rencontrer vos abonnés. C’est un honneur. 

Comment je me sens après cette date ? Honorée et émue par le nombre important des spectateurs qui sont venus nous voir et par l’atmosphère qui se dégageait de cette salle. Quelque chose de prenant, d’incroyable. Incroyable d’abord parce que nous n’avions que 2 mois à peu près pour organiser ce concert. On ne peut pas dire que nous, artistes qui étions sur cette affiche soyons extrêmement connus en France. Pour ces raisons, c’était déjà téméraire de s’attaquer à cette salle. D’autre part ce concert avait une connotation politique clairement affichée (même si au mot politique je préfère le mot citoyen). Cet engagement politique et/ou citoyen aurait pu être un frein vis-à-vis de certaines personnes physiques ou morales ; peut-être que ça l’a été mais d’autres sont venues et elles étaient nombreuses. Enfin, le Gabon, pays pour lequel ce concert a été organisé n’est pas le pays le plus connu d’Afrique et peu de gens connaissent la situation difficile qu’il traverse aujourd’hui. 
Ce sont là des éléments qui auraient pu faire de ce concert un échec mais il a été un succès bien au-delà de ce que nous espérions. Pour cela je voudrais encore remercier tous ceux qui, par leur présence, ont fait de ce Café de la danse une réussite. 

2/ Croyez-vous que la culture peut faire avancer les choses, peut, parlons clairement, participer à l’effondrement d’une dictature, même inavouée (pour paraphraser votre chanson) 

Définitivement oui. C’est d’ailleurs pour cette raison que beaucoup d’acteurs culturels ont de tout temps été victimes de la censure et autres harcèlements des pouvoirs qu’ils dérangeaient. La culture a indéniablement un pouvoir immense même si, pour ce qui est de la musique, beaucoup pensent qu’elle n’est là que pour divertir ce qui n’est pas vrai. Même dans nos sociétés traditionnelles la musique a un rôle social reconnu. On ne chante pas, on n’utilise pas les tam-tams uniquement pour danser ou faire danser mais aussi pour accompagner et soutenir les efforts physiques dans les travaux champêtres par exemple, pour annoncer un décès et accompagner une dépouille, célébrer la naissance des jumeaux, louer Dieu, les Dieux ou les esprits etc. ET à chacun de ces moments correspondent souvent des répertoires bien particuliers. Chez les Nzebi (le peuple dont je suis issue) vous ne pouvez pas chanter une chanson dédiée à la naissance et la célébration des jumeaux dans une circoncision, par exemple, et vice versa. 
Oui la culture peut participer à l’effondrement des dictatures comme elle participe à la construction des sociétés et des identités. 

3/ Quels sont vos projets ?

Par rapport à mon pays d’origine j’entends bien continuer à participer aux actions menées par la diaspora Gabonaise de France, notamment en région parisienne, mon lieu de résidence. Il s’agit principalement des marches qui partent de la place du Trocadéro à l’ambassade du Gabon au 26 bis avenue Raphaël dans le 16e arrondissement de Paris. Ces marches ont lieu tous les samedis depuis début septembre. Il s’agit aussi de différentes conférences qui sont organisées un peu partout en France par des Gabonais en vue d’informer le plus grand nombre sur le déni du droit des Gabonais à disposer d’eux-mêmes et sur les nombreuses violations des droits de l’Homme actuellement en cours au Gabon. Avec François N’Gwa, Jann Halexander, Chyc Polhit et Jearian nous envisageons un autre concert ‘Une aurore se lève’ probablement au Café de la danse encore, nous y réfléchissons. 

Le parlement de l’Union Européenne a voté aujourd’hui, à une écrasante majorité une résolution qui remet clairement en cause la légitime du pouvoir actuellement en place au Gabon, dénonce les meurtres qui ont eu lieu après la proclamation des résultats douteux de la dernière élection présidentielle au Gabon et demande l’ouverture d’une enquête internationale indépendante pour faire la lumière sur ces assassinats. Cette résolution n’est certes pas contraignante mais c’est une belle victoire pour nous et cela nous encourage à rester mobilisés afin que notre pays sorte de l’impasse actuelle et que pour une fois, le Gabon soit dirigé par des personnes choisies par les Gabonais et non par ceux qui s’imposent ; c’est le cas depuis trop longtemps. 

Je profite donc de cette tribune pour remercier les députés Européens pour ce vote, remercier aussi tous ces Gabonais exceptionnels qui sont mobilisés à travers le monde depuis des mois pour notre pays. Cette victoire est aussi la leur, certainement même. 

A titre personnel j’ai des concerts prévus en France à partir du mois de mars, le détail des dates et des lieux sera communiqué bientôt. Je dois aussi me rendre à Calcutta pendant une dizaine de jours pour un festival. 

Voilà ce que je peux dire pour l’instant à propos de mes projets, en vous remerciant pour la tribune que vous m’avez offerte.


Merci !

C. de Montagu


de gauche à droite : Jearian, Tita Nzebi, Jann Halexander, François Ngwa, La Rotonde, 01/02/2017





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