Affichage des articles dont le libellé est guitare. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est guitare. Afficher tous les articles

mercredi 6 février 2019

Trois questions à Claudio Zaretti #concertenvue




Le 15 février, Claudio Zaretti propose son premier tour de chant parisien de l'année, seule en scène à l'Atelier du Verbe. L'artiste a accepté de répondre à nos questions. 

Bonjour Claudio Zaretti, certains disent que vous êtes un peu dans la lignée d'un Enrico Macias ou Paco Ibanez, qu'en pensez-vous ?

Oh oui joli tandem ! A propos d’Enrico Macias c’est le souvenir des maxi 45 tours de mes parents avec ces mélodies si chantantes et dans les paroles on entendait souffler le vent des exilés…et sa guitare toujours présente dans la chanson ça me ravissait, et en plus je la trouvais super belle sur les pochettes…



Et Paco Ibanez c’est une grande découverte de mon adolescence, ces 2 albums dans lesquels il chante les poètes espagnols avec les dessins de Dali, tournaient en boucle sur l’électrophone. Des mises en musiques si ardentes, juste guitare-voix et sa voix si nostalgique… j’adore !



Qu'est-ce que cela signifie de monter sur une scène pour vous ?

Ce que ça signifie c’est difficile à dire mais ce que je ressens c’est une façon de repousser au maximum la tricherie, c’est un moment unique de mise à nu et où, paradoxe, on se vêt peu à peu tout le long de la chanson avec les mots et la musique ! Enfin bizarre ce que je raconte …  comme un strip-tease à l’envers ?







Vous avez une discographie assez fournie. Imaginez que vous devez partir sur une île déserte avec une seule chanson, ce serait laquelle ?

Vous voulez dire une des miennes ? voilà une question qu’elle est bonne euh je ne sais pas …actuellement…peut-être pourquoi pas « Toi qui écoutes » ?

Merci !





mercredi 20 décembre 2017

Le rêve de Pascale Locquin

Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas sorti d'album. Entre temps, elle avait crée une petite surprise en proposant un recueil de ses textes. Alors ce nouvel album de Pascale Locquin, intitulé 'Rêver encore', autant dire que c'est une autre surprise, et une belle. 14 chansons, bénéficiant d'arrangements sublimes (jeu de guitare de Nelson Ferreira, l'accordéon de Didier Lamothe). Et la voix de la chanteuse, aisément identifiable entre mille. L'artiste est fidèle à son écriture/jeux de mots : 'Chagrain d'folie', 'N'Hosto ou tard'. Des pépites linguistiques dont on dit que seule la langue française est capable. Bref, cet album en rose et noir, rêvant de lendemains meilleurs, de fraternités, de gens moins seuls, est un démenti cinglant à ceux et celles qui s'enferment dans une vision décliniste de la chanson à texte. A savourer sans modération !




mercredi 8 mars 2017

3 questions à Ben Nodji à l'approche de son concert 'Chanter c'est Aimer', 8 avril prochain, Paris, Théâtre du Gouvernail

A l'approche de son tour de chant 'Chanter c'est Aimer', Ben Nodji a accepté de répondre à notre courte interview.

Bonjour Ben Nodji, cela fait longtemps qu'on ne vous a pas vu sur une vraie scène de théâtre, cela vous manquait ?
Oui, cela me manquait énormément. Une vraie scène de théâtre!! Je commençais à me demander s'il faut que je retourne au CARPE DIEM à Marseille pour connaître à nouveau les sensations d'une vraie scène de théâtre.

Que pouvez-vous dire aux indécis qui hésitent encore à venir à votre concert du 8 avril ? 
Ah bon? Il y a encore des indécis? Bon, je leur dirai que je fais des chansons d'un autre genre qu'on n'a pas l'habitude d'entendre. Je leur demande de faire preuve de curiosité, tout simplement, surtout s'ils sont des vrais amoureux de la chanson.


 Vous dîtes que Chantez c'est Aimer, pourquoi chantez-vous ? Par amour des gens, l'amour de transmettre des émotions ? 
Oui, chanter c'est aimer. Dans mon esprit, on va se mettre nu devant tout le monde sur une scène, (il ne s'agit pas de se dévêtir) parce qu'au fond, on a un besoin d'amour, probablement pour palier un manque d'enfance ou calmer une plaie d'enfance. En même temps, on ne peut pas partir à l'assaut de l'amour d'autrui si on n'aime pas les gens. Et j'aime vraiment les gens. Peut-être même plus que le ciel avec tout ce que le ciel représente... C'est dire combien j'aime les gens.

Ben Nodji en concert au Théâtre du Gouvernail, 8 avril, 21h

5 Passage de Thionville
75019 Paris
Réservations :
Tarif plein 12 euros
Tarif réduit (billetreduc, par téléphone, sms au 06.16.13.98.32 ) : 10 euros
Tarif chômeurs, RSA : 8 euros





dimanche 18 mai 2014

Interview avec la chanteuse Pascale Locquin



Interview avec la chanteuse Pascale Locquin
Lundi 12 mai 2014, Paris.


Pascale Locquin a arpenté les cabarets de Paris et d'ailleurs en France dès 1985. En 1995 sortait son album 'Attention...pas...Sage !' Chanteuse de scène, au répertoire décalé, ciselé, évoquant aussi bien Colette Magny que Catherine Le Forestier, l'auteure de 'C'est tout lune' inaugurera en 2015 trente années de vie musicale, hors des sentiers battus. Echanges avec la chanteuse, ancienne handballeuse (encore maintenant, elle tient à son footing régulier), à l'approche de son concert au mythique cabaret Le Magique, le 24 mai.

***

Bonjour Pascale, il y a quelque chose qui me fascine dans ton parcours, comment passe t-on du sport à la chanson ?

Le sport et la chanson, c'est un peu lié. Quand j'étais adolescente, je me disais que je ferai du sport d'abord et que je chanterai après (rires). Depuis toute petite, j'aime chanter et j'aime le sport, c'est une école de la vie pour moi. J'ai toujours été quelqu'un de très physique. J'ai fait de l'athlétisme 800 mètres, j'ai été championne régionale d'espoir Champagnes-Ardennes. J'ai fait presque toutes mes études à Troyes. Au lycée, j'avais une guitare...

J'étais de 1979 à 1982 dans l'un des plus grands clubs de handball féminin. Gardien de but. A Troyes j'ai connu Jean-Marie Bigard, ailier de l'équipe Handball masculine, son frère Jean-Pierre était gardien de but. C'était une grande période, on faisait la fête, tout ça, le monde du sport est un peu protégé, c'est aussi une école de la Vie. Après Troyes, je suis partie à Paris jouer à l'ASPTT (Association Sportive des P.T.T).

A quel moment tu as quitté ce monde-là ?

33 ans. J'ai arrêté à 33 ans. La chanson, le sport, ce sont deux passions que je voulais mener à bien. J'ai commencé à chanter dans les restauants, les petites salles de spectacles.

Dans ton parcours, ta rencontre avec la chanteuse Catherine Le Forestier a été déterminante, semble t-il, tu lui a même dédié la chanson 'Femme pas très faux cils'...

Je suis allée voir Catherine Le Forestier à son spectacle, à Paris, c'était en 1984. Je suis allée la voir après, j'ai discuté avec elle. Cela m'a permis de faire le point, de savoir pourquoi je chante, comment on construit un spectacle, etc. Il faut dire qu'elle sortait des sentiers battues.

Et tu t'es vraiment lançée...

Oui, je me suis retrouvée dans pas mal de festivals, parfois sans m'y attendre. Par exemple le fameux festival d'Artigues, qui n'existe plus, mais qui était très important dans le milieu chanson...

Un peu comme le festival de Barjac maintenant ?

On peut le dire, oui. Le public pouvait être très dur. Moi j'y ai chanté. Il y avait Gilbert Lafaille dans le public. Les festivals, oui...c'est important...après si tu n'as pas de structure derrière toi, c'est difficile. Je suis toute seule avec ma guitare, mon téléphone, mon stylo. Je n'ai jamais eu de label.

Qu'est-ce que signifie chanter pour toi, justement ?

L'acte de chanter, c'est la transmission d'une émotion, à travers les notes, les musiques. C'est se mettre à nu. Un jeu narcissique, même quand on ne parle pas de soi directement. Faut être un peu égocentrique pour monter sur scène, je n'échappe pas à la règle. (rires).

Et l'inspiration, comment vient-elle ?

J'écris quand je sais que j'ai quelque chose à dire. Si j'ai rien à dire, je préfère me taire. Et quand j'écris, c'est pratiquement d'une seule traite.

Ton premier album est sorti en 1995...

Oui. Je me suis dit 'Pascale, si tu fais pas de disque avant 40 ans, t'arrêtes tout !' (rires). J'ai eu l'occasion de le faire. Le titre Attention pas...sage ! C'était un clin d'oeil à celles et ceux qui disaient que j'étais un pitre.

Dans ton répertoire, quelles sont les chansons qui, tu penses, marquent les gens ?

Femme pas très faux cils...C'est pas Christ. C'est tout lune. Oui, on peut dire que les gens qui viennent me voir en spectacle sont marqués par ces chansons.

Et toi, personnellement s'il y a une chanson que tu devais emmener sur une île déserte ?

Je les aime toutes. Je prendrais mon recueil.(rires) Dans mon répertoire, je dois avoir...300 chansons...sur scène, j'en ai déjà chantées les trois quart. Ce sont des chansons précieuses, des tranches de vie auxquelles je tiens.

Il y a une chose...plus intime, je dirais, dont je voulais un peu parler, tu es une femme qui aime les femmes, est-ce quelque chose que tu as abordé dans tes chansons ?

Oui. N'hosto ou tard. Chantée sur scène. Elle fait référence à une relation amoureuse entre deux femmes, une médecin et sa patiente.

Et justement, quel regard as-tu posé sur les manifestations contre le mariage pour tous ?

Je ne veux pas être cataloguée chanteuse homosexuelle, même si j'ai chantée dans des soirées homos. Je ne veux pas rester coincée là-dedans. Mais ceux qui défilent contre le mariage pour tous...c'est la haine, c'est...l'horreur...ces gens ne m'inspirent pas. Je n'ai pas envie de parler d'eux. Ce serait gaspiller de la salive. Il y a d'autres combats à mener.

Je comprends. Des combats...et des projets, côté projets, qu'envisages-tu ?

J'ai écrit un projet culturel et sportif, j'aimerais qu'il y ait quelque chose qui se passe. Je chante le 24 mai au Magique. J'espère enregistrer un disque bientôt.

Comment as-tu découvert le Magique ?

A l'occasion d'une soirée que donnait la chanteuse Nathalie Solence et le guitariste Claude Gaisne. Ils invitaient des artistes dans le cadre d'une scène ouverte. Marc Havet (n.b : chanteur et patron du Magique) m'a proposé de venir y chanter par la suite. Et maintenant depuis 3 ans, chaque année j'y chante.

Et ils seront nombreux, je le souhaite, le 24 mai à t'applaudir. Merci, Pascale Locquin pour cette interview.

Merci à toi.

***

Dehors il pleuvait, il ventait. Nous avons continué à papoter de choses plus informelles. Chanteuse qui écrit ses textes et ses musiques, Pascale Locquin aime l'humour, n'aime pas trop les voyages (si ce n'est les voyages intérieurs), mais apprécie la Bretagne, la région du Sud-Ouest. Elle aime la cuisine du terroir. Musicalement, elle peut être éclectique, adore Véronique Pestel, Anne Sylvestre, Catherine Le Forestier, apprécie beaucoup Maxime Le Forestier, Michèle Bernard, Catherine Lara, Serge Reggianni, Allain Leprest, Louis Capart, dans les jeunes générations, aime bien Agnès Bihl, Virginie Seghers, Jann Halexander, Indila.

Pascale Locquin, c'est une voix reconnaissable, inimitable et chacun de ses concerts sont l'assurance d'un beau moment de complicité, de chaleur, comme quand on retrouve une amie avec qui parler de tout, du temps qui passe, bref, de nos vies.

En concert le 24 mai, au Magique, 42 rue de Gergovie, 75 014 Paris. Métro Pernety, ligne 13. http://www.aumagique.com

En attendant le nouvel album, le premier album sera bientôt disponible sur toutes les plates-formes de téléchargement légal.

Chansons sur disque à ce jour :
C'est pas Christ
C'est tout lune
Duchesse y penser
Enterrons le H de guerre
Femme pas très faux cils
Les 3 grâces
Les sens de la vie
Medic'amant
Mediocre cite
Mouche à chaud
Naissance d'un cri
Temps regretemps



C.D.M


Mademoiselle Maya : le piquant de la Belle Époque, l'esprit d'aujourd'hui !

 Charlotte Grenat, comédienne et passionnée de chanson, crée sous nos yeux avec ce spectacle un bijou de boudoir dans son écrin précieux. To...