Nous avions déjà salué le travail de Myster Ezin, cet artiste béninois aux multiples facettes – slameur, musicien et docteur en musicologie – dont le clip Espoir avait marqué les esprits par son authenticité brute.
Christian de Montagu aime la chanson...
jeudi 18 juin 2026
Myster Ezin : « Paris attendra », lettre d’amour et de résistance
lundi 24 novembre 2025
La playlist musicale de Myster Ezin
Son clip 'Espoir' le 14 octobre n'est pas passé inaperçu, allant jusqu'à faire partie de la sélection 'culture africaine' du média Le Monde. Amplement mérité, tant Myster Ezin s'y livre avec une authenticité troublante, presque dérangeante.
Mais quid de ses goûts musicaux ? L'artiste a accepté de se livrer.
Pour la nostalgie de mon enfance :
Je revisite souvent le répertoire de Gbèzé Zègué Zougou et du Roi Alèkpéhanhou - sans titre précis, juste selon l’humeur. Ces musiques me replongent dans mes racines et les sonorités qui ont bercé mes premiers pas dans la musique.
Pour le travail (piano et inspiration) :
Je pratique actuellement au piano :
- Imagine – John Lennon
- Des milliers de je t’aime - Slimane
- Ode à la joie - Beethoven
Ces morceaux nourrissent à la fois ma technique et mon sens de la mélodie.
Pour le pur plaisir d’écoute :
- Espoir – Myster Ezin (il m’arrive de me réécouter… lol 😄)
- Debe (Live at Bozar) – Ali Farka Touré & Toumani Diabaté
- Nationalité - Tiken Jah Fakoly
- Gymnopédie No.1 - Erik Satie
Une sélection entre mémoire, création et contemplation, à l’image de mon rapport à la musique : un voyage entre les époques, les cultures et les émotions.
Tout le répertoire de l'artiste disponible sur les plates-formes de streaming.
mardi 21 octobre 2025
La playlist musicale de l'écrivain Célestin Diabangouaya, auteur du roman 'Les Tontons frimeurs de Brazzaville'
Ce mercredi sort le nouveau roman de l'écrivain encore trop méconnu Célestin Diabangouaya. 'Les Tontons frimeurs de Brazzaville', un roman étonnant, flamboyant sur la diaspora congolaise, ses rites qui ne cessent nous surprendre. En le lisant, on 'entend' la musique au gré des pages.
Et justement de musique, il en est question, l'écrivain nous confie quelle est sa playlist du moment.
En ce moment j'écoute beaucoup de choses, cela dépend si je travaille ou pas. Quand je suis à mon bureau, je suis beaucoup avec Ludovico Einaudi, toute sa playlist, il y a l'album Una mattina, sur spotify. Quand je mets des chansons avec les paroles, cela me distrait. Là au moins c'est juste du piano, du post-classique, cela me suffit.
Quand je fais du travail plus 'léger', je fabrique une playlist de morceaux favoris. J'écoute un peu de rap de Lil Wayne, Mirror, qui m'inspire beaucoup, le clip qui accompagne cette chanson est vraiment génial.
J'ai redécouvert un petit peu les classiques africains. J'écoute beaucoup Madilu System, avec la chanson Ya Jean, que j'écoute en boucle. Grand frère Jean en lingala. Ya est l'abréviation de Yaya, qui veut dire grand frère. Dans beaucoup de chansons de Madilu System, il est question de cette Afrique un peu perdue dans la religion, trop présente. Pour Madilu Systerm, c'est une fausse foi, un peu tordue, qui a court-circuité le développement africain...je suis né d'une famille très croyante, très protestante, et je trouve que mes contemporains utilisent la religion comme prétexte pour ne rien faire. Avec cette expression : Dieu va faire grâce. Non : Dieu va faire grâce si tu te bouges ! Je suis sur la même ligne que Calixte Beyala qui explique que la religion porte atteinte au développement africain. Les églises du réveil qui pullulent partout avec de faux pasteurs mais de vrais escrocs sont un vrai problème.
J'écoute aussi une artiste qui travaille avec Koffi Oloumide, elle s'appelle Cindy Lecoeur, notamment sa chanson Université, un chef d'oeuvre. Avec la bénédiction de Koffi, un personnage compliqué à saisir, mais il produit des choses intéressantes à écouter.
Franco de TPOK Jazz, il chante vraiment, c'est les années 70/80. C'est sur ses chansons que j'apprends à redanser la rumba avec Madame. Ce ne sont pas des chansons politiques, mais ça me permet de me replonger dans la sociologie des familles africaines. Franco sait tous les petits problèmes qu'il y a dans les familles, les foyers, les familles polygames, c'est une matière pour moi. Franco le fait très bien. A l'époque je snobais un peu tout ça, j'avais autre chose à faire, et comme j'étais marxiste et que Franco était écouté par les hommes politiques qui ruinaient le pays, je n'aimais pas mais c'est quand j'ai quitté le Congo que j'ai réalisé la valeur sociologique de ces chansons.
J'écoute Dire Straits, dont 'Brother in Arms'. Peut-être car je suis saturé par la guerre. J'entends trop parler de guerre autour de moi. .
Et puis j'écoute Radio Classique, qui invite des économistes, des sociologues mais pas d'hommes politiques, cela nous évite les éléments de langage.
Ah et surtout, celui que j'écoute tout le temps depuis 1980. J'écoute Bob Dylan. A mes étudiants, je leur disais Bob Dylan should be your teacher too. Il occupe 75 pour cent de ma discothèque ! Il dit que ses chansons ne sont pas militantes. Et pourtant il a une capacité de disséquer la nature humaine qui est vraiment phénoménale comme la description de l'assassinat de JFK. Ses chansons ne vieillissent pas. Ses chansons sont d'une grande efficacité. Sans jamais dire qu'il fait de la politique. C'est mon compagnon de route, quelque soit la chanson.
La musique classique je l'ai découverte grâce à ma foi. La musique sacrée d'abord, Haendel jusqu'aux Requiem de Fauré.
Le premier livre que j'ai essayé d'écrire, c'était des notes compilées depuis mon séjour au Gabon, j'avais mis énormément de titres de musiques et ça faisait des notes de bas de pages. Ma femme Patricia m'a dit de mettre moins de références musicales. Le roman Les Tontons Frimeurs, évidemment, quand je l'ai écrit, il y avait de la musique en fond, je ne peux pas écrire sans musique. C'est ce qui explique pourquoi le lecteur a l'impression d'entendre de la musique tout en me lisant.
Les Tontons Frimeurs de Brazzaville, disponible sur Amazon.
dimanche 14 septembre 2025
La playlist spéciale de Jann Halexander
S'il n'a pas prévu de tournée à la rentrée, Jann Halexander défend la réédition de ses albums 'Ornithorynque' , 'Halexander Songs' (le tout premier, sorti en 2005), et sera sur scène pour une courte prestation à l'International Art Gallery le 16 septembre, à Paris. Il nous parle de sa playlist du moment.
'Loin des grandes villes' Jean-Pierre Réginal
mardi 9 septembre 2025
JePH entre rock et poésie aux Salons de Lord Phoebus le 20/09, Paris
JePH est le représentant d'une chanson française engagée avec une touche rock et poétique, il a cette force d'un réaliste optimiste qui transforme la détresse en espoir. Ancien leader du groupe de rock festif Tournée Générale, il a sorti son album en solo 'Mon Pays' en 2020. Ses thèmes ? L'enfance, la solitude, la critique sociale (rejet de la guerre, du nationalisme, de la société cruelle), mais toujours avec une lueur d'espoir, de fraternité et d'amour du vivant.
Il sera sur la scène des salons de Lord Phoebus le 20 septembre à 19h, Paris.
Appartement privé, réservation obligatoire pour avoir l'adresse par mail : lessalonsdimarose@gmail.com. Participation 15 euros. Première partie : Charlotte Grenat. Suivi d'un pot et de dédicaces.
La playlist spéciale de la chanteuse Charlotte Grenat
Chanteuse, parolière, compositrice hors-pair-e-s, on ne présente plus Charlotte Grenat, dont on fredonne les airs entêtants de 'L' Instant Présent', 'Vertigo' ou encore son irrésistible duo 'Les gens qu'on aime' avec Jann Halexander.
Pour celles et ceux qui souhaitent la voir sur scène, elle sera aux côtés de Jann Halexander justement le 16 septembre à l'International Art Gallery, Paris, et le 20 septembre, elle assure l'ouverture du concert de JePH aux Salons de Lord Phoebus, encore Paris (calmez-vous, les provinciaux, des dates en province ne sauraient tarder).
En attendant, elle a bien voulu nous confier ses goûts musicaux du moment.
« Le manège » de Stanislas.
samedi 1 février 2025
La playlist spéciale de Vincent Ahn, chanteur, auteur du spectacle BUSAN/PARIS
Après quelques années d'absence, le chanteur Vincent Ahn a retrouvé le chemin des scènes en 2024 et nous propose un spectacle émouvant sur son adoption, en nous faisant voyager de la Corée du Sud à la France. BUSAN/PARIS sera joué à l'Auguste Théâtre le 9 mars prochain, à 17h, Paris 11.
En attendant, l'artiste nous a parlé de sa playlist du moment.
Depuis un an j'écoute régulièrement l'intérieur des bêtes de Sabine Drabowitch. Je l'ai même prise pour être le générique de fin du spectacle. Quand j'écoute cette chanson ça me fait la même sensation que de lire Roal Dahl ou de regarder un film de Tim Burton.
Un vieux morceau de rap "une princesse est morte" que je réécoute en ce moment du groupe KDD. Vraiment du rap à l'ancienne cette chanson, on dirait un poème.
En hiver je ne sais pas pourquoi j'écoute beaucoup les polonaise de Chopin. Notamment la 53.
Je suis plongé dans la Corée en ce moment et je découvre un peu la musique. J'adore le groupe de rock Jaurim et sa chanteuse Kim Yoon-ah.
En ce moment j'écoute beaucoup Karpatt. Je voulais travailler une de leur chanson, Le fil, pour la reprendre en duo. J'adore cette chanson.
Myster Ezin : « Paris attendra », lettre d’amour et de résistance
Nous avions déjà salué le travail de Myster Ezin, cet artiste béninois aux multiples facettes – slameur, musicien et docteur en musicologie ...
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Ce mercredi sort le nouveau roman de l'écrivain encore trop méconnu Célestin Diabangouaya. 'Les Tontons frimeurs de Brazzaville...
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S'il n'a pas prévu de tournée à la rentrée, Jann Halexander défend la réédition de ses albums 'Ornithorynque' , 'Halex...
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Son clip 'Espoir' le 14 octobre n'est pas passé inaperçu, allant jusqu'à faire partie de la sélection 'culture africaine...
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