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mardi 5 février 2019

Tita Nzebi de retour la scène du Café de la Danse le 6 avril : Entretien

Le 6 avril, la chanteuse gabonaise Tita Nzebi remonte pour la troisième fois sur la scène du Café de la Danse. Elle y défend son nouvel album 'From Kolkata'


Bonjour Tita Nzebi, certains disent que vous êtes un peu dans la lignée d'une Myriam Makeba ou d'une Angélique Kidjo, qu'en pensez-vous ?

Je pense que j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’atteindre le niveau de ces grandes dames en termes de notoriété et de carrière. Mais c’est un honneur d’être classée dans cette lignée-là. Cela prouve que mon travail a un certain potentiel.



Qu'est-ce que cela signifie de monter sur une scène pour vous en 2019 ?

Monter sur scène en 2019, au Café de la danse, alors que j’ai commencé en 2006 dans les cafés et bars parisiens, signifie pour moi, qu’entre mes débuts et maintenant j’ai franchi énormément d’étapes. Je suis particulièrement fière de tout ce chemin parcouru car c’est le fruit d’efforts personnels. J’ai décidé de tracer ma route et sur celle-ci j’ai croisé toutes les personnes qui m’accompagnent dans ce projet.

Ce 3e concert au Café de la danse, pour la sortie de mon 2e album est un bel accomplissement. J’espère qu’il sera beau et qu’il ne sera pas le dernier. 

Votre discographie s'étoffe. Imaginez que vous devez partir sur une île déserte avec une seule chanson, ce serait laquelle ?

Aujourd’hui, le titre qui me vient en tête pour répondre à cette question c’est Bol'a ngu, le premier titre sur mon précédent album Métiani.







jeudi 22 mai 2014

INTERVIEW CHANSON : CLEMENCE SAVELLI

Elle est jeune, talentueuse, a donné des centaines de concerts dans toute la France, plusieurs albums. Une partie du public l'encense, la suit avec fidélité depuis ses débuts et on le comprend. C'est à l'approche de son concert le 29 mai au Bateau Daphné que la chanteuse Clémence Savelli a bien accepté de répondre à quelques questions.



Clémence Savelli, la dernière fois que le public parisien vous a vue sur scène, c'était au forum Léo Ferré l'an dernier. Comment vous sentez-vous à l'approche de ce nouveau spectacle le 29 mai à l'occasion de la sortie de votre nouvel album ?
En réalité, j'ai donné plusieurs concerts à Paris depuis celui du Forum Ferré, à l'Angora en mars, et tout récemment à l'Entrepôt dans le cadre des 15 ans de la Revue de sociologie "Travail, genre et société". Je me sens bien à l'approche de ce concert. Je suis une habituée des péniches et j'aurais la chance d'être accompagnée par trois musiciens fabuleux (Pascal Pistone au piano, Marjolaine Cambon au violoncelle, et Régis Prudhomme à la contrebasse).

Pourquoi 'Le coeur comme une bombe '?
C'est à la base le titre d'une des chansons du spectacle. C'est une chanson où tout un chacun peut se retrouver. C'est l'histoire d'un employé à bout qui n'en peut plus, et qui rêve la nuit de casser la gueule au petit sous-chef qui le harcèle au quotidien. Ce "p'tit sous-chef" auquel fait allusion la chanson, ce peut être tout aussi bien le mari, qui méprise sa femme au quotidien. C'est vraiment l'idée du coeur au bord de l'explosion.

Comment construisez vous un tour de chant ?
A dire vrai, j'écris les chansons de manière tout à fait spontanée, compulsive, émotionnelle. Puis quand j'ai une quinzaine de nouveaux titres et qu'il s'agit de construire le spectacle, je cherche un fil conducteur. C'est plutôt d'ailleurs Pascal Pistone qui m'aide à créer un lien entre les chansons. Il se trouve que la majeure partie des nouvelles chansons parlaient de femmes. Moi j'ai toujours l'angoisse que cela soit réducteur comme grille de lecture par la suite, mais il se trouve que le public semble bien accrocher à ce fil conducteur d'une femme à travers les âges. 

Que signifie pour vous être une femme qui chante en 2014 ?
Je ne sais pas trop ce que veut dire "être une femme" en définitive. Je ne pense pas en tant que femme. Je pense, j'observe, je ressens, puis j'écris. Je pense malheureusement qu'on a souvent tendance à attendre des femmes qui chantent qu'elles le fassent toujours avec douceur, "féminité" et tout le tralala, et qu'il est plus difficile d'arriver sur une scène en faisant un peu l'inverse. Quand j'entends parfois qu'il est dommage, avec une "si jolie voix" et un "minois si gentil", de "s'énerver comme ça", cela me fait beaucoup rire maintenant. En d'autres termes, c'est soit belle, conne et tais-toi. Non merci !


http://www.vivaarte.fr/clemence/ [Site officie]


Myster Ezin : « Paris attendra », lettre d’amour et de résistance

Nous avions déjà salué le travail de Myster Ezin, cet artiste béninois aux multiples facettes – slameur, musicien et docteur en musicologie ...