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jeudi 18 juin 2026

Myster Ezin : « Paris attendra », lettre d’amour et de résistance





Nous avions déjà salué le travail de Myster Ezin, cet artiste béninois aux multiples facettes – slameur, musicien et docteur en musicologie – dont le clip Espoir avait marqué les esprits par son authenticité brute.



Avec Paris attendra, son quatrième roman (éditions III LUMIÈRE), Ezin Pierre Dognon confirme une voix littéraire exigeante et engagée. Un homme arrêté à l’aéroport d’Abidjan, alors qu’il devait simplement rentrer à Paris. En quelques secondes, tout bascule. Accusé sans preuve, enfermé, De Meideros n’a plus qu’une arme : l’écriture. Depuis sa cellule, il adresse à Samira, la femme qu’il aime, une lettre bouleversante où se mêlent amour, injustice, exil et espoir.




Inspiré de faits réels, le roman interroge avec intensité les failles d’un système où la vérité vacille et où chaque mot devient résistance. Ezin Pierre Dognon y déploie une écriture dense, nourrie de sa double expérience d’artiste et de chercheur, et innove même dans le dispositif éditorial (trois préfaces, dont celle du centenaire Olympe Bhêly-Quenum).

Un texte puissant qui prolonge la démarche « tradi-moderne » de Myster Ezin : entre oralité, musicalité et engagement profond. À lire absolument. Disponible en librairie et sur les plateformes.





lundi 24 novembre 2025

La playlist musicale de Myster Ezin

Son clip 'Espoir' le 14 octobre n'est pas passé inaperçu, allant jusqu'à faire partie de la sélection 'culture africaine' du média Le Monde. Amplement mérité, tant Myster Ezin s'y livre avec une authenticité troublante, presque dérangeante. 


Mais quid de ses goûts musicaux ?  L'artiste a accepté de se livrer. 


Pour la nostalgie de mon enfance :

Je revisite souvent le répertoire de Gbèzé Zègué Zougou et du Roi Alèkpéhanhou - sans titre précis, juste selon l’humeur. Ces musiques me replongent dans mes racines et les sonorités qui ont bercé mes premiers pas dans la musique.



Pour le travail (piano et inspiration) :

Je pratique actuellement au piano :

- Imagine – John Lennon


- Des milliers de je t’aime - Slimane

- Ode à la joie - Beethoven


Ces morceaux nourrissent à la fois ma technique et mon sens de la mélodie.

Pour le pur plaisir d’écoute :

- Espoir – Myster Ezin (il m’arrive de me réécouter… lol 😄)

- Debe (Live at Bozar) – Ali Farka Touré & Toumani Diabaté


- Nationalité - Tiken Jah Fakoly


- Gymnopédie No.1 - Erik Satie 


Une sélection entre mémoire, création et contemplation, à l’image de mon rapport à la musique : un voyage entre les époques, les cultures et les émotions.

Tout le répertoire de l'artiste disponible sur les plates-formes de streaming.


dimanche 10 juillet 2022

Nos questions à Myster Ezin !


 Si vous ne le connaissez pas encore, il n'est pas trop tard. Auparavant spécialiste des musiques africaines, il a franchi le pas en devenant lui-même artiste. Le moins que l'on puisse c'est que ça lui réussit bien. Après la sortie du premier extrait de son future album, 'Caroline', début juin, il propose 'Ma lumière' depuis le 7 juillet. Le slameur d'origine béninoise a accepté de répondre à nos questions.

Pourquoi avoir choisi 'Caroline' et non 'Ma Lumière' comme premier extrait de votre premier album ?

Je suis un mélomane de MC Solaar.  Commencer la promotion de l'album par Caroline est ma manière de rendre hommage à MC Solaar.

Ressentez-vous de la pression par rapport à ce premier album ? 

C'est un challenge dans lequel je suis plus en concurrence avec moi-même ! Cela peut donner ou pas de la pression. J'essaie donc d'évoluer à mon propre rythme et de faire des ajustements au fur et à mesure.

Comment réagit votre entourage face à vos débuts en tant qu'artiste ? 

Ils sont agréablement surpris. Cela fait presque trois ans que je partageais avec certains les textes, les instrus et les enregistrements. Ils m'encouragent beaucoup.


On a l'impression que vous nous préparez un album varié, accessible au grand public, est-ce le cas ? 

Merci pour cette  belle remarque ! C'est un cocktail d'authenticité !!! Je me dévoile dans cet album. L'ingénieur du son, le beatmaker, le directeur artistique et l'arrangeur ont compris ma vibe et sont mis à nu. Chacun de nous a donné du sien et c'est cela, je pense, qui vous fait constater cette variété et cette accessibilité. J'espère que cela plaira au public. 

Vous avez choisi le slam mais vous avez une voix chantante, pourquoi ne pas chanter véritablement en conséquence ? 

J'en connais un qui sera content de lire ce que vous dîtes. C'est Loïc, mon guide en technique de chant et d'art oratoire. Il m'a souvent dit que j'ai une voix chantonnante mais pour être sincère, j'aime le slam, c'est de la poésie, du charme et c'est brut comme un diamant. Chacun peut façonner le slam et l'adapter à son ressenti. Cela dit, je chante avec beaucoup d'amour le titre ''Petite soeur ''.


samedi 23 décembre 2017

#Evénement : CLAIR DE LUNE 3 février 2018 au Café de la Danse, avec Tita Nzebi, Serge Ananou, Alphonse Tierou

Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d'année. L'année 2018 s'annonce riche en événements culturels. Parmi ces événements, un concert à ne pas rater : 'Clair de Lune' au Café de la Danse, à Paris, qui réunit la chanteuse gabonaise Tita Nzebi, le chanteur béninois Serge Ananou et le chorégraphe ivoirien Alphonse Tierou pour un spectacle complet, où chant et danse seront à l'honneur. Réservations à la fnac, sur fnac.com ou encore Digitick. 




lundi 27 novembre 2017

Bref entretien avec le chanteur guitariste béninois SERGE ANANOU (à l'approche du spectacle CLAIR DE LUNE)




Bonjour Serge Ananou, vous participez au spectacle CLAIR DE LUNE aux côtés de Tita Nzebi et Alphonse Tiérou le 3 février prochain au Café de la Danse, à Paris, comment vous sentez-vous à l'approche de cette date ?

Bonjour, 
Je me sens bien et je suis  très impatient d'être sur la scène du café de la danse.  Ça va être une très belle soirée !

Quel a été le déclic qui vous a donné envie de vous lancer dans la musique ? 

J'ai grandi dans un environnement où la musique était présente partout.  Entre les cérémonies  Vaudou et les fêtes ( mariage,  naissance,  enterrement,  dote etc...),  je n'ai pas échappé à l'envie d'en faire.  
J'ai  été  musicien à  l'église,  au collège, au lycée puis ensuite dans les bars et clubs de Cotonou  . J'ai vraiment eu le déclic quand j'ai abandonné mes études de comptabilité et gestion pour suivre un groupe  equato-guinéen installé au Bénin.  Je me suis dis ça y est,  c'est ce que je veux vraiment faire.

Si vous ne deviez n'emmener qu'une chanson de votre répertoire sur une île déserte, laquelle vous choisiriez ?

Je choisirai mon titre "Clandestin" si je n'ai qu'un morceau à  emmener sur une île déserte, histoire de savourer cette LIBERTÉ. Pour dire que nous sommes tous  clandestins ou prisonniers dans un système.  Que ceux qui fuient la pauvreté, les guerres ou autres formes de persécution,  ne sont pas si différents de nous.  Je profiterai de mon île déserte pour dire: "Bonheur et Liberté pour  tous".


lundi 2 octobre 2017

Entretien avec la chanteuse Tita Nzebi : la scène, la musique, l'Afrique...

Le 3 février 2018, la talentueuse chanteuse Tita Nzebi, originaire du Gabon, retrouve la scène du Café de la Danse, partageant la scène avec Alphonse Tiérou et Serge Ananou. Nous ne saurions cacher notre impatience ! La chanteuse a accepté de répondre à nos questions et c'est avec joie que nous nous en faisons ici l'écho. 




Tita Nzebi, vous allez retrouver la scène du Café de la Danse, dans quel état d’esprit êtes-vous ? 

Je suis dans même état d’esprit que pour tous mes autres concerts. Un mélange de peur et d’impatience. La peur de rater la préparation de cette scène, de mal la faire et impatience parce que c’est toujours un plaisir et un honneur d’échanger avec le public à ces occasions-là. 


Vous êtes très attachée à la mise en valeur de votre héritage culturel, que signifie pour vous en 2017 la musique gabonaise et plus largement la musique africaine ? 

Je ne me suis jamais posée la question de savoir ce que signifie la musique gabonaise ou africaine pour moi. Pourrait-on d’ailleurs donner une définition à une musique quelle qu’elle soit ? Personnellement je l’ignore. En revanche, je me pose parfois la question de la perception que nous avons tous de la musique gabonaise et africaine. 
Pour les peuples colonisés que nous avons été, que nous sommes peut-être toujours, il y a eu, il y a peut-être encore, une sorte de complexe quant aux musiques de chez nous. Quant à ce que nous sommes même. Par conséquent, faire le type de musique que je fais n’a pas été une décision facile à prendre car cela voulait dire oser se présenter aux autres, dans mon pays ou ailleurs avec un héritage culturel à priori sans importance et sans valeur.
De bonne foi, des compatriotes m’ont conseillée de ne pas m’engager dans cette voie parce qu’elle leur paraissait sans issue. D’abord parce que je chante dans une langue que peu de gens comprennent sur des rythmes pas toujours évidents pour tout le monde puis, commercialement on ne peut pas dire que ce soit le genre de musique que les gens achètent le plus. 
En outre, il y a encore des gens qui se représentent l’Afrique comme un lieu où tout le monde se ressemble, où tout le monde a la même culture. D’ailleurs sans aucune méchanceté ou mépris, des gens affirment que je chante en africain or cette langue, au même titre que l’européen, l’asiatique, l’océanien, n’existe nulle part. On ne fera jamais remarquer à un Polonais qu’il s’exprime en européen mais dans le cas de l’Afrique ce genre de remarques sont encore courantes et banales. Dans le même ordre d’idée il y a des gens qui écoutent les musiques africaines les plus populaires ou celles qu’elles connaissent. Lorsqu’elles rencontrent un artiste africain qui fait une musique qu’elles ne connaissent pas vous disent très clairement que vous ne faites pas de la musique africaine car pour elles cette musique se limite à celle qu’elles connaissent. J’ai été confrontée à ce problème deux fois. 
Pour toutes ces raisons, je pense qu’il y a encore un travail à faire pour faire évoluer les idées que beaucoup ont de l’Afrique et la valeur de ses cultures. Et ce, en Afrique ou ailleurs. 

                                                                                            Tita Nzebi par Pierre Orcel, 21/01/2017, Café de la Danse, Paris


Vous allez proposer un spectacle complet notamment avec la présence du chorégraphe ivoirien Alphonse Tiérou. Peut-on dire de vous que vous êtes une bête de scène ? 

Il y a tellement d’artistes qui, par leur expérience, leur talent et les moyens mis à leur disposition font des choses époustouflantes sur scène que ça serait prétentieux et malhonnête de ma part d’affirmer être une bête de scène. J’ai encore un long chemin à parcours avant d’en devenir une pas sûre que j’y arrive d’ailleurs. 
Mais que l’on soit une bête de scène ou pas, le live est le moyen pour toute sorte d’artistes de faire découvrir leur travail au public. Pour ma part c’est un le moyen que je préfère. 


La présence d’Alphonse Tiérou sur cette affiche n’est pas due à une volonté de ma part de me présenter comme une bête de scène. C’est un Monsieur pour lequel j’ai beaucoup de respect. Ses travaux de recherches sur la danse africaine sont connus dans certains milieu universitaire et par une certaine presse. Il a conçu un alphabet de la danse africaine et une méthode d’apprentissage de la danse africaine. Le 3 février j’aurai donc l’honneur de partager une scène avec une pointure. 
Sur cette affiche vous avez aussi Serge Ananou, un chanteur guitariste originaire du Bénin. Il a sorti son premier album il n’y a pas si longtemps. Pour l’avoir vu sur scène plusieurs fois je ne peux que conseiller à vos lecteurs de venir le découvrir le 3 février 2018. 
Le Café de la danse est une belle scène sur laquelle vous pourrez découvrir de beaux artistes le 3 février 2018 et cette affirmation n’est ni prétentieuse ni malhonnête. 
Nous vous espérons donc nombreux. 


Myster Ezin : « Paris attendra », lettre d’amour et de résistance

Nous avions déjà salué le travail de Myster Ezin, cet artiste béninois aux multiples facettes – slameur, musicien et docteur en musicologie ...